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Robin Saulet

Mon actu

Toute l’actualité du marché immobilier : tendances, conseils et nouveautés à découvrir

Agent immobilière professionnelle devant un immeuble résidentiel moderne en milieu urbain

Les prix de l’immobilier ancien ont amorcé une correction dans plusieurs grandes villes françaises, les taux de crédit remontent après une période de relative accalmie, et de nouvelles règles encadrent les baux d’habitation dès l’automne 2026. Pour qui suit le marché immobilier de près, ces signaux dessinent un paysage très différent de celui d’il y a deux ans. Voici les points qui méritent une attention particulière en cette rentrée.

Nouveau contrat de bail au 1er octobre 2026 : ce qui change concrètement

Vous avez déjà signé un bail sans vraiment lire les petites lignes ? À partir du 1er octobre 2026, le contrat type de bail d’habitation évolue. Pour les baux conclus ou renouvelés après cette date, la clause résolutoire en cas d’impayés doit être explicitement mentionnée. Loyer, charges, dépôt de garantie : chaque motif de résiliation sera détaillé noir sur blanc.

Le nouveau modèle pourra aussi intégrer les numéros de téléphone des deux parties. Dans certaines communes, une obligation d’occupation du logement comme résidence principale pourra figurer dans le bail. Ce n’est pas un détail : cela vise les locations qui se retrouvent vacantes une partie de l’année dans les zones tendues.

Pour suivre ce type d’évolution réglementaire au fil des mois, les actualités de La Maison de l’Immobilier couvrent régulièrement les changements qui touchent propriétaires et locataires.

Cette réforme du contrat type est portée par l’ANIL, qui accompagne les ADIL sur le terrain. En pratique, les bailleurs particuliers devront mettre à jour leurs modèles de bail. Les agences immobilières intégreront ces clauses dans leurs outils, mais un propriétaire qui gère seul son patrimoine locatif doit s’en préoccuper dès maintenant.

Impayés de loyer : le délai d’injonction de payer réduit de moitié

Un autre changement concerne directement la gestion locative. Depuis le 1er septembre 2026, le délai de signification d’une ordonnance d’injonction de payer passe de six à trois mois. Si le bailleur ne fait pas signifier la décision dans ce nouveau délai, l’ordonnance devient non avenue.

Pourquoi ce raccourcissement ? L’objectif est d’accélérer le recouvrement des créances locatives. Un impayé qui traîne six mois sans action concrète aggrave la situation pour les deux parties. En réduisant la fenêtre, le législateur pousse les créanciers à agir vite.

Couple étudiant des plans immobiliers et des annonces sur ordinateur dans un intérieur contemporain

Pour un investissement locatif, cette évolution modifie le calendrier de réaction face à un locataire défaillant. Un propriétaire qui attend tranquillement risque de perdre sa procédure. Les gestionnaires de patrimoine immobilier doivent ajuster leurs processus internes en conséquence.

Rénovation énergétique : une obligation de transparence pour les professionnels

Le marché de la rénovation énergétique reste un axe majeur de l’actualité immobilière. À compter du 1er octobre 2026, les professionnels de la rénovation devront orienter les ménages vers France Rénov’ de manière explicite. Leurs publicités et leurs sites internet devront comporter un message ou un encart renvoyant vers ce service public.

Cette mesure s’inscrit dans la lutte contre la fraude aux aides à la rénovation. Les arnaques se sont multipliées ces dernières années, avec des entreprises proposant des travaux énergétiques à prix gonflé en s’appuyant sur les subventions publiques. En imposant la mention de France Rénov’, les pouvoirs publics veulent que chaque ménage puisse vérifier les conditions réelles d’éligibilité avant de signer un devis.

Concrètement, si vous envisagez des travaux d’isolation ou le remplacement d’un système de chauffage, vérifiez que l’artisan affiche bien cette mention. Son absence pourrait être un signal d’alerte. Les critères à surveiller avant de lancer un projet de rénovation :

  • La présence du renvoi vers France Rénov’ sur le site et les documents commerciaux du professionnel, obligatoire dès octobre 2026
  • La certification RGE (Reconnu Garant de l’Environnement), qui conditionne l’accès aux aides publiques pour le propriétaire
  • Le diagnostic de performance énergétique (DPE) du logement, qui détermine les travaux prioritaires et l’éligibilité à certaines subventions

Taux de crédit immobilier : la remontée change la donne pour les acheteurs

Les taux moyens de crédit immobilier ont grimpé sur les durées de 20 et 25 ans. Cette hausse est liée à l’évolution de l’OAT à 10 ans, l’indicateur de référence pour les prêts à long terme, qui a atteint des niveaux parmi les plus élevés depuis plusieurs années.

Emprunter coûte sensiblement plus cher qu’au début de l’année. Pour un même revenu, la capacité d’emprunt diminue. Un ménage qui pouvait acheter un appartement de trois pièces il y a six mois doit désormais revoir son budget ou allonger la durée de remboursement.

Cette situation crée un paradoxe sur le marché. D’un côté, les vendeurs sont plus ouverts à la négociation parce que les acheteurs se font moins nombreux. De l’autre, la hausse des taux annule en partie le gain obtenu par la baisse des prix. Le calcul à faire n’est pas seulement celui du prix au mètre carré, mais celui du coût total du crédit sur la durée.

Pour un projet d’investissement locatif, la rentabilité nette après remboursement du prêt se comprime. Les acquéreurs qui disposent d’un apport personnel conséquent conservent un avantage, car ils limitent la part empruntée et donc l’impact de la hausse des taux.

Rangée de maisons pavillonnaires françaises dans un quartier résidentiel calme et verdoyant

Marché immobilier ancien en France : lire les signaux locaux

Les Notaires de France publient chaque trimestre une analyse des prix de l’immobilier ancien. Les écarts entre les territoires se creusent : certaines métropoles voient leurs prix corriger, tandis que des villes moyennes résistent mieux.

Se fier à une moyenne nationale pour décider d’un achat ou d’une vente n’a pas grand sens. Le prix au mètre carré à Paris ne dit rien du marché à Limoges ou à Annecy. Les dynamiques locales dépendent de facteurs très concrets :

  • Le volume de transactions dans la commune, qui indique si le marché est actif ou grippé
  • Le stock de biens en vente par rapport à la demande, un indicateur de tension ou de détente
  • Les projets d’infrastructure (transports, équipements publics) qui peuvent modifier l’attractivité d’un quartier à moyen terme
  • La part de logements classés F ou G au DPE, qui pèse sur la valeur de revente dans les zones soumises aux interdictions de location

La correction actuelle des prix ne touche pas tous les segments de la même façon. Les petites surfaces en centre-ville conservent une demande soutenue, portée par les étudiants et les jeunes actifs. Les grandes maisons en périphérie, plus gourmandes en énergie, subissent davantage la pression du DPE et de la rénovation énergétique.

L’automne 2026 concentre plusieurs changements simultanés : nouveau bail type, accélération des procédures d’impayés, obligation de transparence en rénovation, taux en hausse. Chaque décision d’achat ou de mise en location gagne à intégrer ces paramètres récents plutôt que de se fier aux tendances de l’année précédente.

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