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Robin Saulet

Mon actu

Les tendances et conseils indispensables pour réussir dans l’immobilier en 2024

Agent immobilière professionnelle analysant des plans architecturaux dans une agence moderne avec vue sur la ville en 2024

Le marché immobilier en 2024 ne se résume pas à une question de taux ou de prix au mètre carré. Plusieurs réformes réglementaires ont modifié les règles du jeu pour les investisseurs, les propriétaires bailleurs et les acquéreurs de résidences principales. Réussir dans l’immobilier en 2024 suppose de maîtriser ces nouveaux paramètres avant même de chercher un bien.

DPE réformé et petites surfaces : un levier de négociation méconnu

La méthode de calcul du DPE pour les logements de moins de 40 m² a été corrigée le 1er juillet 2024. Ce recalibrage peut améliorer l’étiquette énergétique de certains petits logements sans aucun travaux. Un studio classé F selon l’ancien mode de calcul peut basculer en E, voire en D, avec la nouvelle méthode.

Nous observons que beaucoup d’acheteurs négocient encore des décotes sur la base d’un DPE obsolète. Avant de programmer une rénovation thermique ou d’accepter un rabais, il faut vérifier si le diagnostic a été établi avant ou après cette date. Un DPE antérieur au 1er juillet 2024 sur un bien de moins de 40 m² mérite d’être refait. La différence entre deux étiquettes peut représenter plusieurs milliers d’euros de travaux économisés, ou une capacité locative retrouvée.

Les professionnels qui suivent l’actualité réglementaire via magazine-immobilier.fr identifient plus vite ces opportunités que ceux qui s’en tiennent aux seuls prix affichés.

Loi Le Meur et meublés touristiques : ce qui change pour l’investissement locatif

La loi n° 2024-1039 du 19 novembre 2024 (dite loi Le Meur) a restructuré l’économie des meublés touristiques. Trois mécanismes modifient directement la rentabilité d’un projet locatif saisonnier.

Couple visitant une maison individuelle à vendre en banlieue résidentielle lors d'une journée d'automne

  • Les communes peuvent désormais instaurer des quotas de meublés touristiques et renforcer l’obligation d’enregistrement, ce qui réduit la prévisibilité des autorisations futures.
  • La location de résidences principales en meublé touristique est limitée à 90 jours par an. Ce plafond comprime le rendement brut des stratégies mixtes (résidence principale + location saisonnière).
  • Depuis le 21 novembre 2024, une autorisation de changement d’usage en métropole exige un logement classé A à E au DPE. Le seuil passera à A à D au 1er janvier 2034. Un bien classé F ou G ne peut plus obtenir cette autorisation, même si sa localisation est très demandée.

Nous recommandons de vérifier le classement DPE avant toute acquisition destinée à la location saisonnière. Un bien en apparence rentable peut se retrouver inexploitable si son étiquette énergétique ne satisfait pas aux nouveaux seuils.

Construction neuve en 2024 : pourquoi le marché s’est contracté

La France n’a compté que 259 600 logements mis en chantier en 2024, selon la base Sitadel du ministère chargé du Logement. Ce chiffre confirme un décrochage structurel du neuf par rapport à l’ancien.

Cette contraction a plusieurs conséquences directes pour les stratégies d’investissement. L’offre neuve se raréfie, ce qui maintient les prix des programmes neufs à un niveau élevé malgré la baisse observée dans l’ancien. Les délais de livraison restent longs et les promoteurs concentrent leurs opérations sur les zones les plus sûres commercialement.

Consultant immobilier analysant des graphiques de tendances du marché immobilier sur un ordinateur portable en 2024

Pour un investisseur, cela signifie que l’ancien à rénover reste le segment où les marges de négociation existent. Le neuf, en revanche, offre peu de flexibilité sur le prix, mais conserve l’avantage des garanties constructeur et d’un DPE favorable dès la livraison. Le choix entre les deux dépend du profil fiscal et de la capacité à piloter un chantier de rénovation.

Stratégie de prospection et outils pour agents immobiliers en 2024

Le marché tendu pousse les professionnels de l’immobilier à affiner leur prospection. Les agents qui s’appuient uniquement sur les portails d’annonces subissent une concurrence accrue sur les mêmes biens. Trois axes de prospection méritent d’être priorisés.

Le premier concerne les biens dont le DPE a été recalculé. Les propriétaires de petites surfaces qui découvrent une amélioration de leur étiquette peuvent envisager une vente ou une mise en location qu’ils avaient reportée. C’est un vivier de mandats sous-exploité.

Le deuxième axe porte sur les meublés touristiques devenus non conformes. La loi Le Meur a créé une catégorie de propriétaires contraints de revoir leur stratégie locative. Certains choisiront la revente. D’autres chercheront à basculer vers de la location classique, ce qui nécessite un accompagnement.

Le troisième axe, plus classique, reste la prospection terrain dans les zones où le neuf ne se construit plus. L’absence de programmes neufs dans un secteur donné renforce la demande sur le parc existant et raccourcit les délais de vente.

Crédit immobilier et capacité d’emprunt : ajuster son plan de financement

Les taux de crédit immobilier ont connu une trajectoire de baisse mesurée en 2024 après la forte hausse des années précédentes. Cette détente relative ne ramène pas les conditions aux niveaux de 2021, mais elle rouvre des dossiers de financement qui avaient été refusés.

Nous recommandons de faire recalculer sa capacité d’emprunt si un projet a été abandonné entre 2022 et 2023. La combinaison d’une légère baisse des taux et d’un ajustement des prix dans l’ancien peut suffire à rendre un achat viable. Le timing de la demande de prêt compte autant que le prix du bien.

Un dernier point technique souvent négligé : les banques intègrent désormais le DPE dans leur analyse de risque pour les investissements locatifs. Un bien classé F ou G peut entraîner un taux moins favorable, voire un refus, parce que la banque anticipe une obligation de travaux qui grèvera la trésorerie de l’emprunteur.

Le marché immobilier en 2024 récompense ceux qui croisent les données réglementaires, fiscales et financières avant de prendre une décision. Un DPE recalculé, une loi entrée en vigueur en novembre, un volume de construction historiquement bas : ces trois faits suffisent à invalider des stratégies qui fonctionnaient encore deux ans plus tôt.

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